Mourir au nom du savoir
C’est ainsi que nous avons appris que nous allions toutes mourir.
Nous n’étions pas nées pour vivre, mais pour servir à l’éducation en santé animale.
Mourir au nom du bien-être animal… n’est-ce pas un peu ironique?
Nous-mêmes des animaux, condamnées à mourir pour en sauver d’autres.
Nous avons été soigneusement reproduites afin de naître et de servir aux techniciennes et techniciens en santé animale, pour leur permettre de s’exercer aux manipulations. Nous sommes devenues dociles, comme on nous l’a demandé. De jolies petites poupées de chiffon, mises à disposition. Mais au terme de notre session de vie, c’est l’euthanasie qui nous attendait.
Nous, les bonnes élèves, devions porter le lourd poids de l’éducation… et mourir dans le silence, sans la chaleur humaine que vous nous aviez pourtant imposée.
Mais pourquoi nous, les six lapines du programme de technique en santé animale, devrions-nous être tuées à la fin de la session?
Pourquoi ne pourrions-nous pas tout simplement être proposées à l’adoption?
Pourquoi ne pas inculquer, par la même occasion, l’éthique de la profession?
Pourquoi l’enseignement ne pourrait-il pas inclure, dès le départ, une responsabilité claire : celle de prévoir une adoption pour les animaux utilisés à des fins pédagogiques, une fois leur « utilité » terminée?
Cet acte est volontaire. Il doit donc s’accompagner de toutes les responsabilités qu’il implique, incluant celle de trouver des solutions pour placer ces cinq à sept lapins devenus, aux yeux de certains, inutiles.
Pourtant, nous aurions certainement pu faire le bonheur d’autres familles, après avoir servi à l’apprentissage.
Un immense merci à cette élève qui a refusé notre mort et qui a écrit à un grand refuge de lapins pour demander de l’aide. Ce refuge a ensuite sollicité l’appui d’autres organisations afin de nous placer toutes les six, dont deux au refuge du Domaine Animal.
Grâce à ce geste, nous avons toutes été sauvées.
Grâce à ce geste, nous sommes en vie.
Merci à toi, notre ange technicienne, et merci également aux autres refuges qui ont, eux aussi, contribué à nous mettre en sécurité. Les six, aux quatre coins du Québec, mais en vie, grâce à toi.
Un mot tout spécial pour toi, future technicienne : ton parcours académique démontre déjà que tu seras une professionnelle extraordinaire, dotée d’une grande âme et d’une sensibilité essentielle à ta future profession.
Toute l’équipe du Domaine Animal se joint à nous pour te rendre la plus belle des reconnaissances. Il faut des gens comme toi pour se lever et dire non à ce genre de pratiques. Bravo pour cette première dans ton collège, et dans l’espoir que cela crée un précédent, afin que toutes les prochaines cohortes de lapins destinés aux manipulations soient, elles aussi, épargnées.
Aujourd’hui, nous pouvons faire mieux.
Et cela commence ici, avec nous.
Rose et Rouge : les deux couleurs qui avaient été peintes sur notre dos pour nous différencier, comme un numéro. Nous avons déjà bien hâte à notre adoption, afin d’avoir un vrai prénom, choisi pour notre personnalité et non simplement pour nous distinguer.
Ensemble, réécrivons l’histoire.
Mourir au nom du savoir
C’est ainsi que nous avons appris que nous allions toutes mourir.
Nous n’étions pas nées pour vivre, mais pour servir à l’éducation en santé animale.
Mourir au nom du bien-être animal… n’est-ce pas un peu ironique?
Nous-mêmes des animaux, condamnées à mourir pour en sauver d’autres.
Nous avons été soigneusement reproduites afin de naître et de servir aux techniciennes et techniciens en santé animale, pour leur permettre de s’exercer aux manipulations. Nous sommes devenues dociles, comme on nous l’a demandé. De jolies petites poupées de chiffon, mises à disposition. Mais au terme de notre session de vie, c’est l’euthanasie qui nous attendait.
Nous, les bonnes élèves, devions porter le lourd poids de l’éducation… et mourir dans le silence, sans la chaleur humaine que vous nous aviez pourtant imposée.
Mais pourquoi nous, les six lapines du programme de technique en santé animale, devrions-nous être tuées à la fin de la session?
Pourquoi ne pourrions-nous pas tout simplement être proposées à l’adoption?
Pourquoi ne pas inculquer, par la même occasion, l’éthique de la profession?
Pourquoi l’enseignement ne pourrait-il pas inclure, dès le départ, une responsabilité claire : celle de prévoir une adoption pour les animaux utilisés à des fins pédagogiques, une fois leur « utilité » terminée?
Cet acte est volontaire. Il doit donc s’accompagner de toutes les responsabilités qu’il implique, incluant celle de trouver des solutions pour placer ces cinq à sept lapins devenus, aux yeux de certains, inutiles.
Pourtant, nous aurions certainement pu faire le bonheur d’autres familles, après avoir servi à l’apprentissage.
Un immense merci à cette élève qui a refusé notre mort et qui a écrit à un grand refuge de lapins pour demander de l’aide. Ce refuge a ensuite sollicité l’appui d’autres organisations afin de nous placer toutes les six, dont deux au refuge du Domaine Animal.
Grâce à ce geste, nous avons toutes été sauvées.
Grâce à ce geste, nous sommes en vie.
Merci à toi, notre ange technicienne, et merci également aux autres refuges qui ont, eux aussi, contribué à nous mettre en sécurité. Les six, aux quatre coins du Québec, mais en vie, grâce à toi.
Un mot tout spécial pour toi, future technicienne : ton parcours académique démontre déjà que tu seras une professionnelle extraordinaire, dotée d’une grande âme et d’une sensibilité essentielle à ta future profession.
Toute l’équipe du Domaine Animal se joint à nous pour te rendre la plus belle des reconnaissances. Il faut des gens comme toi pour se lever et dire non à ce genre de pratiques. Bravo pour cette première dans ton collège, et dans l’espoir que cela crée un précédent, afin que toutes les prochaines cohortes de lapins destinés aux manipulations soient, elles aussi, épargnées.
Aujourd’hui, nous pouvons faire mieux.
Et cela commence ici, avec nous.
Rose et Rouge : les deux couleurs qui avaient été peintes sur notre dos pour nous différencier, comme un numéro. Nous avons déjà bien hâte à notre adoption, afin d’avoir un vrai prénom, choisi pour notre personnalité et non simplement pour nous distinguer.
Ensemble, réécrivons l’histoire.
Mourir au nom du savoir
C’est ainsi que nous avons appris que nous allions toutes mourir.
Nous n’étions pas nées pour vivre, mais pour servir à l’éducation en santé animale.
Mourir au nom du bien-être animal… n’est-ce pas un peu ironique?
Nous-mêmes des animaux, condamnées à mourir pour en sauver d’autres.
Nous avons été soigneusement reproduites afin de naître et de servir aux techniciennes et techniciens en santé animale, pour leur permettre de s’exercer aux manipulations. Nous sommes devenues dociles, comme on nous l’a demandé. De jolies petites poupées de chiffon, mises à disposition. Mais au terme de notre session de vie, c’est l’euthanasie qui nous attendait.
Nous, les bonnes élèves, devions porter le lourd poids de l’éducation… et mourir dans le silence, sans la chaleur humaine que vous nous aviez pourtant imposée.
Mais pourquoi nous, les six lapines du programme de technique en santé animale, devrions-nous être tuées à la fin de la session?
Pourquoi ne pourrions-nous pas tout simplement être proposées à l’adoption?
Pourquoi ne pas inculquer, par la même occasion, l’éthique de la profession?
Pourquoi l’enseignement ne pourrait-il pas inclure, dès le départ, une responsabilité claire : celle de prévoir une adoption pour les animaux utilisés à des fins pédagogiques, une fois leur « utilité » terminée?
Cet acte est volontaire. Il doit donc s’accompagner de toutes les responsabilités qu’il implique, incluant celle de trouver des solutions pour placer ces cinq à sept lapins devenus, aux yeux de certains, inutiles.
Pourtant, nous aurions certainement pu faire le bonheur d’autres familles, après avoir servi à l’apprentissage.
Un immense merci à cette élève qui a refusé notre mort et qui a écrit à un grand refuge de lapins pour demander de l’aide. Ce refuge a ensuite sollicité l’appui d’autres organisations afin de nous placer toutes les six, dont deux au refuge du Domaine Animal.
Grâce à ce geste, nous avons toutes été sauvées.
Grâce à ce geste, nous sommes en vie.
Merci à toi, notre ange technicienne, et merci également aux autres refuges qui ont, eux aussi, contribué à nous mettre en sécurité. Les six, aux quatre coins du Québec, mais en vie, grâce à toi.
Un mot tout spécial pour toi, future technicienne : ton parcours académique démontre déjà que tu seras une professionnelle extraordinaire, dotée d’une grande âme et d’une sensibilité essentielle à ta future profession.
Toute l’équipe du Domaine Animal se joint à nous pour te rendre la plus belle des reconnaissances. Il faut des gens comme toi pour se lever et dire non à ce genre de pratiques. Bravo pour cette première dans ton collège, et dans l’espoir que cela crée un précédent, afin que toutes les prochaines cohortes de lapins destinés aux manipulations soient, elles aussi, épargnées.
Aujourd’hui, nous pouvons faire mieux.
Et cela commence ici, avec nous.
Rose et Rouge : les deux couleurs qui avaient été peintes sur notre dos pour nous différencier, comme un numéro. Nous avons déjà bien hâte à notre adoption, afin d’avoir un vrai prénom, choisi pour notre personnalité et non simplement pour nous distinguer.
Ensemble, réécrivons l’histoire.