Chasseur d’ours recherché?
Salut, moi c’est Kenaï, mais j’imagine que vous vous souvenez de moi, n’est-ce pas? Awww… il est vrai que j’ai tout de même eu droit à une chirurgie du visage, alors peut-être pas finalement!
Alors, vous aimez mon nouveau menton? Vous ne trouvez pas que j’ai une jolie gueule, et ce, dans tous les sens du terme?
Eh bien, laissez-moi vous raconter mon parcours rocambolesque!
Je suis né dans un endroit idyllique, où tous les gros toutous de 100 lb et plus comme moi rêvent souvent de vivre : espace sans confinement, jamais connu la notion de délimitation et surtout pas de cage, ni d’attache! Le rêve, quoi!
J’avais une famille aimante, et mon papa, adepte de chasse, m’apportait toujours avec lui sur notre terrain de jeu! Et à la grosseur que j’ai, j’étais même amené à la chasse aux ours. Oui oui, ces immenses bêtes ne me faisaient guère peur, car moi je suis un rock, je suis immuable et, comme on pourrait dire… peaceful! Yolo, comme on dit!
Mais un beau jour, j’ai eu une bosse qui a commencé à pointer sur le bout de ma marboulette. Et plus les mois avançaient, plus cette bosse devenait proéminente.
Mes parents comprenaient bien que je méritais des soins, possiblement plusieurs tests et aussi plusieurs milliers de dollars pour me sauver… qu’ils n’avaient malheureusement pas.
Lorsqu’ils me regardaient, ils ressentaient une grande culpabilité. Ils m’aimaient, mais s’ils voulaient que je m’en sorte, il était évident qu’ils ne pouvaient me garder. Me garder et me voir dépérir, ou avoir le courage de me confier à des gens qui pourraient m’apporter les soins essentiels à ma survie?
La réponse fut brève. Quand nous aimons sincèrement, nous pensons à l’être aimé avant tout. Voilà un vrai acte d’amour.
C’est alors que ma famille a fait la demande de ma prise en charge auprès du Refuge Domaine Animal. Un lien de confiance s’était établi au fil des mois, et ils savaient qu’avec les filles à mes côtés, rien ne les arrêterait pour me soigner et me sauver.
La première étape de ma nouvelle vie s’est activée et j’ai été transféré vers ma première famille d’accueil, et ce grâce à vous, à l’aube de Noël.
Mais, dans une précaution compréhensible, ma famille d’accueil me plaçait dans une pièce ou un espace restreint durant ses absences, pour ma sécurité. Après tout, elle ne me connaissait pas comme ma première famille.
Et moi… je suis un grand garçon habitué à voir l’horizon. Alors j’étais inconsolable. Je pleurais sans cesse.
Puis un beau jour, j’ai été transféré dans une nouvelle famille d’accueil que j’aime d’amour! Maman Mélanie, mais surtout papa Michel.
Dès mon arrivée, ils ont vite compris une chose : dans une clôture ajourée, aucun souci. Mais dès que la barrière est opaque et que je ne peux pas voir l’horizon… j’angoisse.
Moi, c’est la liberté qui me rend heureux. Celle de voir loin. Celle de perdre mes pensées durant des heures dans le lointain…
L’extérieur est ma seconde maison, et j’adore l’effet de clan. Chihuahua ou Labrador, j’aime la compagnie canine sous toutes ses formes.
Après plusieurs semaines d’attente, j’ai enfin pu recevoir ma chirurgie. Rien d’inquiétant ailleurs dans mon corps, alors hop, on retire cette hideuse boule de chair sur ma marboulette. Et pour s’assurer qu’elle ne reviendrait jamais, ils ont même retiré le bout de mon menton et quelques dents au passage!
Mais vous savez quoi? Moi, je n’y vois aucune différence… mis à part que je mange maintenant bien mieux sans cette bosse gênante!
C’est donc avec presque toutes mes dents aujourd’hui que je vous souris et que j’attends ma prochaine et dernière maison pour la vie.
Je peux cohabiter avec toutes les grandeurs de chiens, mais en ce qui concerne les chats… disons que je préférerais éviter la tentation du BBQ, hihihihi.
Pour m’offrir votre foyer, je serai ravi de faire votre connaissance!
Kenaï,
le chasseur d’ours invétéré au regard enivrant
Pour postuler c'est par ici : https://adoption.domaineanimal.com/animal/kenai/